Le renardeau et la lune

 — Lune des prés et des mares, coucou ! 

C’est encore moi, le renard !

— Tu ressembles à un petit guépard ce soir.

Tu n’es pas un petit guépard ?

— Non, Dame Lune des mares !

— Ça alors, tu es tout pareil...

— Non, je suis plus menu et plus fûté !

-- Donc, si tu n’es pas un guépard...

serais-tu par hasard un jaguar ?

— Non, Dame Lune des mares,

je ne suis point un jaguar, je suis un renard !

— Pourtant tu as le pelage moucheté...

À moins que ce soit les reflets des branchages.

— C’est les reflets des branchages,

Dame Lune des prés ! J’ai un joli pelage roux 

tout doux, pas du tout moucheté !

— Dommage... Si tu avais le poil moucheté,

tu pourrais être un guépard ou même un jaguar...

— Dame Lune, je ne veux pas ressembler

à ces mochetés de guépards et jaguars !...

Je suis un renard, moi !!

— C’est bon, ne crie pas comme ça.

Là, je vois bien que tu n’es pas un jaguar

ni un guépard. Eux ils sont bien élevés.

Et puis à cette heure-ci ils sont déjà au lit.

Tu ne voudrais pas aller au lit, toi aussi ?

— Si. À demain, Dame Lune.

— À demain, petit renard. 

Je m’en vais compter mes prés 

et mes mares.

 

Cette histoire quand on la raconte devient un peu plus longue. Écoute donc...